Des petites habitudes pour réduire son impact sur l’environnement

Avec l’envie de pousser plus loin ma réflexion sur les habitudes et les changements, j’ai décidé d’aborder un autre changement : celui de diminuer les déchets. Mais avant toute chose, je précise que je ne suis pas, du moins pour le moment, dans une visée zéro déchet. Un geste à la fois. Une routine, ça ne se change pas du jour au lendemain. Malheureusement. Les défis, c’est motivant, mais ça ne fonctionne pas à long terme.

Premier bébé.

On me parle de couches lavables. On me dit que je vais non seulement diminuer mon empreinte écologique, mais aussi diminuer mes dépenses. Je lis donc sur le sujet, je m’informe, mais je m’y perds un peu. Une amie tente l’expérience, alors que je suis en fin de grossesse. Quelques semaines suffisent pour qu’elle arrête. Elle me conseille d’ailleurs d’attendre la naissance de mon enfant pour voir si je me sens capable d’ajouter la routine des couches lavables à notre vie de nouveaux parents. Elle a raison. Premier bébé, je ne me sens pas la force de démarrer la routine qui vient avec les couches lavables. J’abandonne l’idée. En fait, je l’oublie.

Pause. Je ne veux vraiment pas démotiver les mamans de premiers bébés à essayer les couches lavables! Lisez la suite de l’article.

Deuxième bébé.

Le premier, deux ans, encore en couches (pourquoi!?). Je recommence à caresser l’idée d’utiliser les couches lavables. Cette fois, j’ai des amies qui les utilisent avec succès. Elles sont folles des couches lavables. Vraiment. C’est une secte. Je passe les premiers mois de maternité à m’informer et essayer de me dire qu’en théorie c’est compliqué, mais en pratique, sûrement plus simple. En fait, la grosse différence, c’est la routine du lavage. C’est juste ça. Pourquoi ça semble si compliqué? Une amie et samaritaine décide de m’acculer au pied du mur en me donnant des couches lavables. Je n’ai plus le choix. J’embarque.

Morale.

C’est facile! La seule chose qui change, dans la routine, c’est des lavages supplémentaires. Il faut se lancer, même si en lisant sur le sujet on se perd. Au début le changement de routine était irritant, difficile. Parce que nous sommes très routiniers. Parce qu’on aimait la facilité de juste jeter. Mais une fois la routine intégrée, tout va! Il faut juste choisir ses combats. Par exemple, un feuillet pour les selles, une couche jetable pour la nuit, etc.

Et après.

On introduit les lingettes lavables. Parfois encore, sur la route ou pour les grosses selles, les lingettes humides viennent me sauver. Mais plus souvent une débarbouillette et du liniment oléocalcaire. L’essayer, c’est l’adopter. Vraiment. C’est un charme. Pas besoin de crème de zinc!

Les essuie-tout? Pourquoi? J’ai assez de serviettes de table lavables. Assez facile, voire évident! Les serviettes de table lavables n’impliquent pas de changement de routine, puisqu’elles peuvent être lavées avec les autres linges de cuisine.

Et les produits d’hygiène féminine lavables aussi. Dégueulasse? Pas plus qu’un tampon sale. Désolée. Et surtout, moins nocif.

Les sacs réutilisables, j’en garde toujours dans l’auto. Pour moi, aucune raison n’est bonne pour prendre des sacs en plastique. Pas même les pommes que je mets directement dans mon sac réutilisable plutôt que dans un petit sac de plastique.

Les bouteilles d’eau? Non merci, j’ai une gourde. On ne peut pas appeler ça un changement de routine.

Une étape à la fois, j’introduis de nouvelles habitudes, de nouvelles routines. Je ne brusque rien. Parfois, je les introduis en gardant l’ancienne routine, au cas où. Peu à peu, elle s’impose alors. Pour une famille avec un revenu assez moyen, diminuer les déchets, y aller avec le réutilisable et le vrac, c’est un excellent moyen d’économiser. Je pense aux valeurs que je veux inculquer à mes enfants, et je sais que je fais bien les choses. Sans se presser. Sans se restreindre. Sans se flageoler.

Cet article a été écrit par Éveline Lanctot

Maman, geek et hippie. Je change mes habitudes de vie au gré de mes grossesses.

J’enseigne, je rédige, je corrige, je lis, je crée. Je travaille à mon propre compte pour le Scriptorium et j’ai cofondé une école de tennis avec mon mari : L’Atelier de Tennis. J’ai un B.A. en linguistique et littérature, une M.A. en didactique et je suis en train de faire une deuxième maîtrise en enseignement.

Je suis curieuse et touche-à-tout. Incapable de me cantonner à un seul rôle. J’aime le yoga, la méditation, la nutrition, les sciences. Je n’aime pas les jugements gratuits. J’observe et j’écris. Parfois je fais juste raconter.

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