Apprendre à dompter la peur

Elizabeth Gilbert écrit des livres qui nous touchent, qui nous marquent. Comme par magie (Big Magic, 2015) n’en fait pas exception. C’est le genre de bouquin qu’il vaut mieux lire avec son cœur qu’avec sa tête en laissant de côté toutes nos idées préconçues. Même si la lecture demeure facile et fluide, il n’en reste pas moins que j’ai dû poser régulièrement le livre pour m’illustrer mentalement les propos qui y sont tenus. Dans Comme par magie, Liz nous indique le chemin pour trouver l’inspiration et faire entrer la créativité dans notre vie. Rien de moins.

Malgré que la totalité de l’œuvre est marquante en soi, j’ai accroché et médité longuement sur un passage en particulier. Celui qui traite de la peur et du doute. Sans trop savoir pourquoi (peut-être parce que je me suis reconnue à travers ces lignes), sa conception et sa façon d’aborder les incertitudes m’ont apprises une nouvelle façon de voir les choses. Ceux et celles qui osent et prennent des risques dans leur vie, toutes sphères confondues, savent de quoi il en retourne. La peur d’échouer et pire encore, celle d’avoir l’air d’avoir échoué font partie de notre quotidien.

La peur, une entité propre

Pour pouvoir avancer et faire progresser nos idées, il faut aussi (et surtout) dealer avec la peur. Celle qui survient à chaque phase de développement d’un projet, sans jamais réellement être invitée. Liz Gilbert voit la peur comme une amie, une entité bien à elle avec qui nous pouvons interagir et dialoguer. Peur est une personne à qui on doit laisser de la place. Pas toute la place, mais suffisamment pour cohabiter avec sa sœur, Créativité. L’une ne va pas sans l’autre apparemment, parce que les siamoises n’ont pas été séparées à la naissance.

Un voyage pour trois

L’anecdote de La virée en bagnole de Liz illustre parfaitement ce concept. Un projet, une idée ou une aventure, c’est comme un char. C’est vous qui conduisez, qui faites le travail, mais vous n’êtes pas seul. Sur le siège passager, miss Creativity est confortablement installée. Votre copilote est donc stratégiquement placée pour vous indiquer la route à prendre. Créativité vous suggère des chemins intéressants à explorer, des détours qui en valent la peine, des spots à ne pas manquer.

Sur le siège arrière, say  Hello to your frenemy : Peur. Elle est là, mais ce n’est pas elle qui décide. Peur n’est ni aux commandes du véhicule et n’a pas le pouvoir d’arrêter faire pipi dans un Tim Hortons. Elle n’est pas exclue du voyage et a tout l’espace nécessaire, mais peu importe ce qu’elle dira, son opinion et ses protestations ne seront jamais retenus. Vous comprenez l’idée ? Même si la peur fait toujours partie du roadtrip, il est important de ne pas se laisser guider par elle. Parce qu’à l’écouter, l’auto serait encore stationnée dans l’entrée.

Aborder la peur de cette manière, c’est non seulement un peu drôle et pas mal fou. C’est aussi un bon moyen de ne pas céder à la panique qui peut survenir quand on sort de notre zone de confort. Ça dédramatise, ça met les choses en perspective. C’est aussi facile à saisir et ça permet d’accepter la présence constante du doute et de la peur, chaque fois qu’on tente un truc nouveau. Comme dirait Liz, la créativité est la voie des braves, parce que les craintes font partie du processus.

Cet article a été écrit par Élise Côté De l’Isle

Élise, c’est une fille curieuse et polyvalente qui enchaîne les projets coup sur coup. Toujours en mode  »inspiration », elle est animée par le design, l’écriture, la lecture, les DIY et l’activité physique. Coordonnatrice du marketing à temps plein doublé d’une gestionnaire de réseaux sociaux à temps partiel, elle rêve d’un jour posséder un petit coffee shop.

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